Le pire c'est que je ne suis même pas déprimée!
Juste en profonde réflexion.
31 mars 2007
Bla bla
Mon clavier est sale. Entre chaque touche, chaque lettre, y’a plein de poussière. Quand le clavier est noir, la poussière est blanche, quand le clavier est blanc, la poussière est noire. Je veux un clavier gris, gris comme ma vie, gris banal.
J’ai cessé d’arrêter, c’est trop long, c’est interminable. Comment une fin peut-elle être aussi longue, s’étirer comme une trop grosse gomme, comme une contorsioniste à la gomme balloune. Le cirque du soleil prépare son tout nouveau spectacle, le spectacle Bazooka où les artistes s’étirent, se mâchent et forment des bulles gigantesques. Les bulles qui nous pètent au visage en même temps que les blagues.
Je me souviens de ton corps nu, nu sous la tempête, tu courais, il neigeait, je riais. Je criais de te voir si ridicule, tu risquais. La grippe, le rhume, le rhum, l’hiver t’enveloppait alors que tu t’offrais à elle si vulnérable. Je ne me souviens plus du reste, de notre rencontre, rien, non. Je ne peux plus retrouver ces images, ni les sons, j’aimerais tant que tu parles pendant mon sommeil, je retrouverais ta voix. Je ne croyais pas que tu partirais, tu as toujours menti, au poker, à la buanderie, partout tu mentais. Cette fois rien, rien n’était plus vrai que ce départ, rien ne valait plus que ton absence, à tes yeux, mais pas aux miens. Pour moi tu étais tout, tout pour moi, tout pour ma vie, tout. Et rien, en même temps. Le vide. Un vase vide, sans eau, sans rien. Rien, tout, c'est trop semblable.
J’ai cessé d’arrêter, c’est trop long, c’est interminable. Comment une fin peut-elle être aussi longue, s’étirer comme une trop grosse gomme, comme une contorsioniste à la gomme balloune. Le cirque du soleil prépare son tout nouveau spectacle, le spectacle Bazooka où les artistes s’étirent, se mâchent et forment des bulles gigantesques. Les bulles qui nous pètent au visage en même temps que les blagues.
Je me souviens de ton corps nu, nu sous la tempête, tu courais, il neigeait, je riais. Je criais de te voir si ridicule, tu risquais. La grippe, le rhume, le rhum, l’hiver t’enveloppait alors que tu t’offrais à elle si vulnérable. Je ne me souviens plus du reste, de notre rencontre, rien, non. Je ne peux plus retrouver ces images, ni les sons, j’aimerais tant que tu parles pendant mon sommeil, je retrouverais ta voix. Je ne croyais pas que tu partirais, tu as toujours menti, au poker, à la buanderie, partout tu mentais. Cette fois rien, rien n’était plus vrai que ce départ, rien ne valait plus que ton absence, à tes yeux, mais pas aux miens. Pour moi tu étais tout, tout pour moi, tout pour ma vie, tout. Et rien, en même temps. Le vide. Un vase vide, sans eau, sans rien. Rien, tout, c'est trop semblable.
26 mars 2007
Mon texte aux Auteurs du dimanche
La nuit érotique du chef du Parti vert, la veille des élections...
*** Ce texte est réservé aux lecteurs avertis, contenu à saveur sexuelle intense. Parodie protégée par les lois de la parodie, si elles existent ***
À lire avec un voix sensuelle...
Cette nuit sera mémorable, je le sens. Fébrilité et fatigue ne font pas toujours bon ménage, mais peu m’importe car ma liaison avec Scott est plus qu’un simple ménage. Avec lui, jamais je ne me sens comme une grosse vache laitière. Je n’ai pas de lait, je suis mince, désirable et désirée, je me sens femme. Quand je le vois je n’ai pas de conviction, j’adopte les siennes avec envie, je mords mes lèvres juste à l’idée de me peindre en vert. Pour un homme j’adopterais toutes les couleurs, si j’avais un pénis je me peindrais en arc-en-ciel. Mais ce soir, Scott m’attend, prêt à ensemencer mon canal engraissé d’engrais, prêt à planter des arbres en moi. Je suis une terre où les végétaux poussent depuis trop longtemps, je suis saturée et ne produis plus, mais je m’amuse. Je mouille et dégoutte, il pleut sous ma jupe, pluie acide dans mes talons aiguilles. Je les vide, subtilement, tout en attendant en ligne l’autobus de ville.
Station Papineau, je patiente, la carte en main.
Quelques minutes et puis voilà, je cogne à la porte. La porte est ouverte, telle une actrice porno à qui on aurait cassé les jambes pour mieux la baiser. L’ouverture laisse passer la lumière et m’invite à pénétrer férocement.
Scott m’attend. Dans la pénombre. La lumière électrique pollue l’air et l’ambiance, les chandelles libèrent du gaz, le briquet aussi. Je ne dis rien, je cherche à tâtons son sexe, déjà. Les lumières de la ville nous éclairent, je ne perds pas de temps.
Je sais ce que j’ai à faire, le programme de la soirée est clair et net, simple et court: un seul objectif. Le sexe simple, pur et animal. Je cherche le plastique, je trouve et jette. Je lance à la poubelle carton, plastique, sans merci, je les balance. Je lui fais mal et le sais, j’y prends plaisir, le couteau dans la plaie, le sang m’excite, je m’impatiente à l’idée de souffrir aussi. Coup fatal, je coiffe ma tête de fixatif, aérosols, j’abuse. J’entre la bouteille en moi, je me fixe l’utérus. Ses yeux s’illuminent dans la pénombre et m’éclairent à eux-seuls. Le fouet est tout près, je suis à quatre pattes, je me sens chatte, naturelle. Je serais prête à accoucher de jumeaux sur le sol, arracher le cordon de mes dents de louve, avaler le placenta goulûment. Il me frappe, je cambre mon dos lui offre mon corps, il me frappe de sa colère si profonde, le mal qu’on lui fait depuis des années, à sa planète aussi, il me frappe, en son nom, en criant ce nom, la Terre, la Terre, tu fais mal à ma Terre!
Quelqu’un cogne à la porte et interrompt le petit manège. Les marques sous le fouet rougissent, je coure tremper mon corps de peinture verte, je masque l’esprit libéral de ma peau. Le rouge tue mon amant. Je me sens comme un bamboo lubrifié, grande et verte.
Je retrouve alors Scott au salon, en compagnie d’un invité.
Je rencontre alors Kyoto, un petit asiastique de 45 livres. Profession: drag-queen dans le Village. Sa chevelure illumine, son petit corps fait penser à un enfant. Le petit Kyoto m’intrigue, jouant avec mes émotions et provoquant en moi désir et peur, incompréhension aussi. Je jalouse ses petits traits, une souris, petite souris délicate. Il marmonne, je crois entendre sushi.
- Sushi?
- Sushi.
- Sushi?
- Sushi.
- Tu veux du sushi?
- Sushi.
- Scott, il veut du sushi.
- SUSHI!
- Ah! Sucer!
Kyoto m’ordonne de porter le strap-on, un long concombre anglais biologique attaché par de la luserne biologique. Il veut visiblement me sucer, sucer une graine que je n’ai pas, je regarde Scott qui sourit. J’obéis à Kyoto, je ne veux pas les environnementalistes contre moi.
Kyoto enfile alors une fausse noune qui a l’air vrai, c’est fait à la main, j’suis certaine de ça. Le détail est impressionnant, c’est fou c’qu’on peut faire avec du gingembre. Je me transforme alors en homme pour un soir, je baise un homme transformé en femme, je suis un homme lesbienne, une femme elleuxesoreteh. Ça, c’est hétérosexuelle à l’envers.
Scott joue aux lesbiennes avec Kyoto, ils se frottent, flattent la chatte, font ronron et miaou. Le chef du parti vert porte une plotte, aussi. Ça sent le gingembre, j’ai envie de vomir. Je ne me sens plus naturelle du tout, je ne comprends plus Scott, il me rassure. Les humains polluent tellement, les actes sexuels avec le gingembre empêchent la reproduction de l’homme, tout pour réduire la pollution. Scott divague en vagues, me parle de sa belle robe, discute maquillage avec Kyoto, je ne sais plus qui je suis. Je perds soudain mon identité, je n’intéresse maintenant que le chien de Scott qui vient mordre mon concombre. Kyoto rit, Scott se branle sous sa chatte, une éjaculation de sperme au féminin, du sexe fucké, je cherche les caméras.
…
Je me réveille, il est 6 heures. Scott est déjà prêt, en homme, en politicien. Il sent le sexe mais ne se lave pas, sa douche est condamnée. L’eau pollue, l’eau est sale, ne pas utiliser d’eau, ne rien gaspiller. La semence a séché, mes cuisses sont en croûte, croûte de semence sur mon corps vert, Scott regarde une reprise de la Semaine verte. Je sens le composte, je veux partir, me purifer de cette nuit, Kyoto avait des objectifs trop élevés. Un comcombre à moitié bouffé ne peut pas pénétrer deux hommes en même temps, je m’étais éclipsée, les laissant seuls, entre femmes.
Je regrette déjà la fin des élections, de l’érection, éjaculation, c’est la fin. Scott ne me rappellera pas avant quelques années, peut-être même plus jamais, je regrette déjà. Car avec le Parti Vert, je me sentais incroyablement désirée, j’étais prête à tout pour satisfaire Kyoto. Notre union provoquant l’explosion avant le scrutin, le scrotum satisfait au moins, nous avons vidé le chef, cet environnementaliste endurcit.
Bonne chance, Scott.
*** Ce texte est réservé aux lecteurs avertis, contenu à saveur sexuelle intense. Parodie protégée par les lois de la parodie, si elles existent ***
À lire avec un voix sensuelle...
Cette nuit sera mémorable, je le sens. Fébrilité et fatigue ne font pas toujours bon ménage, mais peu m’importe car ma liaison avec Scott est plus qu’un simple ménage. Avec lui, jamais je ne me sens comme une grosse vache laitière. Je n’ai pas de lait, je suis mince, désirable et désirée, je me sens femme. Quand je le vois je n’ai pas de conviction, j’adopte les siennes avec envie, je mords mes lèvres juste à l’idée de me peindre en vert. Pour un homme j’adopterais toutes les couleurs, si j’avais un pénis je me peindrais en arc-en-ciel. Mais ce soir, Scott m’attend, prêt à ensemencer mon canal engraissé d’engrais, prêt à planter des arbres en moi. Je suis une terre où les végétaux poussent depuis trop longtemps, je suis saturée et ne produis plus, mais je m’amuse. Je mouille et dégoutte, il pleut sous ma jupe, pluie acide dans mes talons aiguilles. Je les vide, subtilement, tout en attendant en ligne l’autobus de ville.
Station Papineau, je patiente, la carte en main.
Quelques minutes et puis voilà, je cogne à la porte. La porte est ouverte, telle une actrice porno à qui on aurait cassé les jambes pour mieux la baiser. L’ouverture laisse passer la lumière et m’invite à pénétrer férocement.
Scott m’attend. Dans la pénombre. La lumière électrique pollue l’air et l’ambiance, les chandelles libèrent du gaz, le briquet aussi. Je ne dis rien, je cherche à tâtons son sexe, déjà. Les lumières de la ville nous éclairent, je ne perds pas de temps.
Je sais ce que j’ai à faire, le programme de la soirée est clair et net, simple et court: un seul objectif. Le sexe simple, pur et animal. Je cherche le plastique, je trouve et jette. Je lance à la poubelle carton, plastique, sans merci, je les balance. Je lui fais mal et le sais, j’y prends plaisir, le couteau dans la plaie, le sang m’excite, je m’impatiente à l’idée de souffrir aussi. Coup fatal, je coiffe ma tête de fixatif, aérosols, j’abuse. J’entre la bouteille en moi, je me fixe l’utérus. Ses yeux s’illuminent dans la pénombre et m’éclairent à eux-seuls. Le fouet est tout près, je suis à quatre pattes, je me sens chatte, naturelle. Je serais prête à accoucher de jumeaux sur le sol, arracher le cordon de mes dents de louve, avaler le placenta goulûment. Il me frappe, je cambre mon dos lui offre mon corps, il me frappe de sa colère si profonde, le mal qu’on lui fait depuis des années, à sa planète aussi, il me frappe, en son nom, en criant ce nom, la Terre, la Terre, tu fais mal à ma Terre!
Quelqu’un cogne à la porte et interrompt le petit manège. Les marques sous le fouet rougissent, je coure tremper mon corps de peinture verte, je masque l’esprit libéral de ma peau. Le rouge tue mon amant. Je me sens comme un bamboo lubrifié, grande et verte.
Je retrouve alors Scott au salon, en compagnie d’un invité.
Je rencontre alors Kyoto, un petit asiastique de 45 livres. Profession: drag-queen dans le Village. Sa chevelure illumine, son petit corps fait penser à un enfant. Le petit Kyoto m’intrigue, jouant avec mes émotions et provoquant en moi désir et peur, incompréhension aussi. Je jalouse ses petits traits, une souris, petite souris délicate. Il marmonne, je crois entendre sushi.
- Sushi?
- Sushi.
- Sushi?
- Sushi.
- Tu veux du sushi?
- Sushi.
- Scott, il veut du sushi.
- SUSHI!
- Ah! Sucer!
Kyoto m’ordonne de porter le strap-on, un long concombre anglais biologique attaché par de la luserne biologique. Il veut visiblement me sucer, sucer une graine que je n’ai pas, je regarde Scott qui sourit. J’obéis à Kyoto, je ne veux pas les environnementalistes contre moi.
Kyoto enfile alors une fausse noune qui a l’air vrai, c’est fait à la main, j’suis certaine de ça. Le détail est impressionnant, c’est fou c’qu’on peut faire avec du gingembre. Je me transforme alors en homme pour un soir, je baise un homme transformé en femme, je suis un homme lesbienne, une femme elleuxesoreteh. Ça, c’est hétérosexuelle à l’envers.
Scott joue aux lesbiennes avec Kyoto, ils se frottent, flattent la chatte, font ronron et miaou. Le chef du parti vert porte une plotte, aussi. Ça sent le gingembre, j’ai envie de vomir. Je ne me sens plus naturelle du tout, je ne comprends plus Scott, il me rassure. Les humains polluent tellement, les actes sexuels avec le gingembre empêchent la reproduction de l’homme, tout pour réduire la pollution. Scott divague en vagues, me parle de sa belle robe, discute maquillage avec Kyoto, je ne sais plus qui je suis. Je perds soudain mon identité, je n’intéresse maintenant que le chien de Scott qui vient mordre mon concombre. Kyoto rit, Scott se branle sous sa chatte, une éjaculation de sperme au féminin, du sexe fucké, je cherche les caméras.
…
Je me réveille, il est 6 heures. Scott est déjà prêt, en homme, en politicien. Il sent le sexe mais ne se lave pas, sa douche est condamnée. L’eau pollue, l’eau est sale, ne pas utiliser d’eau, ne rien gaspiller. La semence a séché, mes cuisses sont en croûte, croûte de semence sur mon corps vert, Scott regarde une reprise de la Semaine verte. Je sens le composte, je veux partir, me purifer de cette nuit, Kyoto avait des objectifs trop élevés. Un comcombre à moitié bouffé ne peut pas pénétrer deux hommes en même temps, je m’étais éclipsée, les laissant seuls, entre femmes.
Je regrette déjà la fin des élections, de l’érection, éjaculation, c’est la fin. Scott ne me rappellera pas avant quelques années, peut-être même plus jamais, je regrette déjà. Car avec le Parti Vert, je me sentais incroyablement désirée, j’étais prête à tout pour satisfaire Kyoto. Notre union provoquant l’explosion avant le scrutin, le scrotum satisfait au moins, nous avons vidé le chef, cet environnementaliste endurcit.
Bonne chance, Scott.
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Les Auteurs du dimanche
Le 26 mars: on vote
Ce matin j'ai voté et baisé.
Dorénavant, l'expression "baiser" sera remplacée par "voter".
Qui veut voter avec moi?
Dorénavant, l'expression "baiser" sera remplacée par "voter".
Qui veut voter avec moi?
23 mars 2007
Ma vie
Alors, que se passe-t-il dans cette vie pour que je puisse me permettre de négliger ce blogue?
Serait-ce une rupture sans fin, qui s'est terminée en me tuant, juste un peu?
Serait-ce une tournée de spectacles entamée mardi dernier, et qui s'échelonnera sur près de 40 shows?
Serait-ce ma participation aux Auteurs du dimanche, depuis 3 semaines, pour laquelle je m'efforce à écrire des textes sur des thèmes inusités et moins sur ce blogue?
J'essaie de continuer à vivre, d'entretenir mon appartement. J'essaie de vivre cette nouvelle vie, de m'y faire, de l'apprécier. Je pense trop, j'écris moins, je m'analyse. J'ai du temps pour penser à moi, à mes désirs, mes peurs aussi, je pense à l'avenir. J'ai peur de l'avenir, j'ai peur de demain, j'angoisse à l'idée de vieillir mais pas de mourir, j'angoisse à l'idée d'une vie sans lui. Je ne sais toujours pas si c'est sans lui, ou sans quelqu'un, simplement, il est trop tôt pour comprendre. J'ai peur de découvrir que je l'aime toujours, j'ai peur de devoir faire face à moi-même, à cette crainte de m'investir pour de bon, sans trop penser aux lendemains. Car je devrai plus qu'aimer, je devrai m'engager, me donner, au complet. Sans retenue, me lancer dans la relation pour vrai, pour de bon, sans cette porte de sortie que je gardais tout près, juste au cas...
Cet homme dont je parle jamais ici, est l'amour, pour moi. On s'est aimés trop follement, les blessures inévitables ont détruit un peu de nous. Le temps seul saura guérir ces blessures, le fucking temps qui prend trop son temps. Ne rien précipiter, il ne faut rien précipiter, je sais. Alors j'attends. J'attends rien, je passe le temps, je vis, simplement. Ma vie, la mienne. Le mal qui me serre le ventre, la douleur de ton absence ici est présente, juste un peu, juste assez. Je la sens, je te sens ici, mais je vis, je vis ma vie, je cherche le bonheur ici. J'attends car je veux comprendre, je laisse les jours s'enfiler et mes pensées aussi, je veux comprendre. Ce que j'ai fais, pourquoi. Pourrai-je un jour te rendre heureux? Dis-moi comment.
Je pense à toi, Mathieu. Je t'aime aussi, mais je veux apprendre. À t'aimer, pour vrai.
Serait-ce une rupture sans fin, qui s'est terminée en me tuant, juste un peu?
Serait-ce une tournée de spectacles entamée mardi dernier, et qui s'échelonnera sur près de 40 shows?
Serait-ce ma participation aux Auteurs du dimanche, depuis 3 semaines, pour laquelle je m'efforce à écrire des textes sur des thèmes inusités et moins sur ce blogue?
J'essaie de continuer à vivre, d'entretenir mon appartement. J'essaie de vivre cette nouvelle vie, de m'y faire, de l'apprécier. Je pense trop, j'écris moins, je m'analyse. J'ai du temps pour penser à moi, à mes désirs, mes peurs aussi, je pense à l'avenir. J'ai peur de l'avenir, j'ai peur de demain, j'angoisse à l'idée de vieillir mais pas de mourir, j'angoisse à l'idée d'une vie sans lui. Je ne sais toujours pas si c'est sans lui, ou sans quelqu'un, simplement, il est trop tôt pour comprendre. J'ai peur de découvrir que je l'aime toujours, j'ai peur de devoir faire face à moi-même, à cette crainte de m'investir pour de bon, sans trop penser aux lendemains. Car je devrai plus qu'aimer, je devrai m'engager, me donner, au complet. Sans retenue, me lancer dans la relation pour vrai, pour de bon, sans cette porte de sortie que je gardais tout près, juste au cas...
Cet homme dont je parle jamais ici, est l'amour, pour moi. On s'est aimés trop follement, les blessures inévitables ont détruit un peu de nous. Le temps seul saura guérir ces blessures, le fucking temps qui prend trop son temps. Ne rien précipiter, il ne faut rien précipiter, je sais. Alors j'attends. J'attends rien, je passe le temps, je vis, simplement. Ma vie, la mienne. Le mal qui me serre le ventre, la douleur de ton absence ici est présente, juste un peu, juste assez. Je la sens, je te sens ici, mais je vis, je vis ma vie, je cherche le bonheur ici. J'attends car je veux comprendre, je laisse les jours s'enfiler et mes pensées aussi, je veux comprendre. Ce que j'ai fais, pourquoi. Pourrai-je un jour te rendre heureux? Dis-moi comment.
Je pense à toi, Mathieu. Je t'aime aussi, mais je veux apprendre. À t'aimer, pour vrai.
20 mars 2007
Ma peine, ou je ne sais quoi
Des histoires du passées, souvent, plus qu'autrement finalement.
Je ris mais pleure de me retrouver exactement, ici, comme avant.
Vous avez bien lu, je me trouve pathétique à l'heure qu'il est, pas tant que ça enfin, la dignité pousse, grandit, s'éloigne mais revient. Trop de bonheur dans cette vie, trop pour m'enfarger dans l'oubli, l'ennui, l'oubli de lui, impossible.
Ce soir générale devant public. J'ai hâte, le coeur palpite, les papillons de nuit se réveillent le matin. Hier j'ai pratiqué en pleurant, le chant de la sérénité, trop cliché je me suis sentie comme dans un mauvais soap américain. J'ai déversé mon trop plein sur un ami, un collègue, sa chemise portait deux trous, deux ronds mouillés. J'me suis empiffrée de chocolat et de cigarette, pourtant je déteste la cigarette, à deux reprises j'aurais pu mettre mes cheveux en flammes.
Je me suis traitée de grosse torche à plusieurs reprises, "réveille grosse truie, réveille!". J'me suis donnée quelques claques partout sur le corps, je le regardais nu, j'étais nue, dans la loge, cherchant mon costume. Des rougeurs d'hiver, la peau sèche comme un fruit séché, un fruit séché que seuls les granos apprécient. Je me regardais, on m'a dit de ne pas me regarder mais je voulais me trouver laide, me détester, pleurer.
Puis j'ai ri. J'ai ri avec eux, mes amis, ceux avec qui j'ai passé deux ans de ma vie, à rire. J'ai ri, je ne sais plus pourquoi, j'ai fais rire, j'ai chanté It's all coming back to me now, de Céline Dion, Mathilde sait jouer du piano. J'ai crié ma peine en riant, puis ça va mieux, j'ai dormi, hier.
Je ris mais pleure de me retrouver exactement, ici, comme avant.
Vous avez bien lu, je me trouve pathétique à l'heure qu'il est, pas tant que ça enfin, la dignité pousse, grandit, s'éloigne mais revient. Trop de bonheur dans cette vie, trop pour m'enfarger dans l'oubli, l'ennui, l'oubli de lui, impossible.
Ce soir générale devant public. J'ai hâte, le coeur palpite, les papillons de nuit se réveillent le matin. Hier j'ai pratiqué en pleurant, le chant de la sérénité, trop cliché je me suis sentie comme dans un mauvais soap américain. J'ai déversé mon trop plein sur un ami, un collègue, sa chemise portait deux trous, deux ronds mouillés. J'me suis empiffrée de chocolat et de cigarette, pourtant je déteste la cigarette, à deux reprises j'aurais pu mettre mes cheveux en flammes.
Je me suis traitée de grosse torche à plusieurs reprises, "réveille grosse truie, réveille!". J'me suis donnée quelques claques partout sur le corps, je le regardais nu, j'étais nue, dans la loge, cherchant mon costume. Des rougeurs d'hiver, la peau sèche comme un fruit séché, un fruit séché que seuls les granos apprécient. Je me regardais, on m'a dit de ne pas me regarder mais je voulais me trouver laide, me détester, pleurer.
Puis j'ai ri. J'ai ri avec eux, mes amis, ceux avec qui j'ai passé deux ans de ma vie, à rire. J'ai ri, je ne sais plus pourquoi, j'ai fais rire, j'ai chanté It's all coming back to me now, de Céline Dion, Mathilde sait jouer du piano. J'ai crié ma peine en riant, puis ça va mieux, j'ai dormi, hier.
17 mars 2007
Je me sens tellement vide.
Panne de tout, panne de mots, panne tout court. Je cherche mes idées, mes pensée, je ne comprends plus ce que ma tête me dit. Je cherche le plaisir, je nettoie mes murs pour penser à autre chose. Penser à rien, rien de ce qui me fait perdre mes idées, c'est impossible. Je pense, je ne trouve pas, je panique.
J'ai tout perdu.
Non, c'est faux. Tu regardes juste un peu trop loin.
Facile à dire.
Panne de tout, panne de mots, panne tout court. Je cherche mes idées, mes pensée, je ne comprends plus ce que ma tête me dit. Je cherche le plaisir, je nettoie mes murs pour penser à autre chose. Penser à rien, rien de ce qui me fait perdre mes idées, c'est impossible. Je pense, je ne trouve pas, je panique.
J'ai tout perdu.
Non, c'est faux. Tu regardes juste un peu trop loin.
Facile à dire.
14 mars 2007
La Tournée
Je suis absente de mon propre blogue, l'école prend beaucoup de mon temps!
La Tournée de spectacles débute le 19 mars... lundi prochain!
Vous retrouverez sûrement des anecdotes de la Tournée ici, en plus de mes autres histoires si pertinentes...
Je participe encore cette semaine aux Auteurs du dimanche, venez donc faire un tour. C'est au Diable vert, ça commence à 20 heures pis c'est ben bon.
www.auteursdudimanche.com
La Tournée de spectacles débute le 19 mars... lundi prochain!
Vous retrouverez sûrement des anecdotes de la Tournée ici, en plus de mes autres histoires si pertinentes...
Je participe encore cette semaine aux Auteurs du dimanche, venez donc faire un tour. C'est au Diable vert, ça commence à 20 heures pis c'est ben bon.
www.auteursdudimanche.com
12 mars 2007
Les Auteurs du dimanche
Sous le thème Monastère, voici ce que j'ai lu dimanche.
C'est bien meilleur à écouter, mais bon, consolez-vous en le lisant.
Un petit cadeau pour les habitants de contrées lointaines.
*****
Je souffre, j’ai mal, j’ai peine, je saigne. Je sue le sang, je suce mon sang, je me vide complètement, je suis pâle, je meure, je vomis mon foie, mon estomac, mes reins. Je vomis durant des heures mon kilomètre d’intestins, je tire, tel un clown qui sort le foulard de sa gorge. Je crache mes yeux, j’arrache ma bouche, j’éternue mon cerveau, je mouche ma cervelle.
Pis j’men vas à l’épicerie.
J’ai pas fais l’épicerie depuis quelques semaines déjà. Tout ce qui me reste, c’est des cannes de thon. J’mange beaucoup trop de cannes de thon, paraît que c’est pas bon pour mon taux de mercure. Quand j’urine j’indique la température de la pièce, y’est vraiment temps que j’fasse l’épicerie. Même s’il me reste toujours des miettes de pain ou de pop-corn dans ma craque de seins, j’les garde juste au cas, comme en cas, juste au cas.
J’marche jusqu’à l’épicerie du coin, j’entre dans l’épicerie, j’arpente l’épicerie. J’fais l’épicerie, y’a vraiment rien d’autre à ajouter.
Et je rencontre l’homme. Au beau milieu de la section des jambons, l’homme de ma vie, telle une illumination. J’ai beau crier, les gens s’éloignent. Ils ne voient pas la lumière, non. Tout ce qu’ils voient, c’est une femme avec un jambon à moitié entamé dans les bras qui crie: C’EST LUI! L’HOMME DE MA VIE, LE BON, LE SEUL! GLOIRE À TOI SEIGNEUR!
L’homme me regarde et s’approche. Une auréole l’entoure, illumine l’espace. Il sort d’un rêve, d’un flash-back ou d’un fumoir, ça boucane en tous cas. Sa lumière est en néons. Il s’avance moi, et peu à peu, je sens ma peau bronzer. Je me sens toute chaude, humide, brûlante. J’apprécie ce doux moment, pouvoir magique qu’exerce cet homme mystérieux sur mon épiderme. Je ne peux plus bouger, maintenant. Je suis prisonnière de mon propre plaisir. Désir, douleur, je ne sais plus, mais je crie encore! Encore! Devant mon excitation, l’homme chauffe comme une cheminée.
Et me regarde, d’un air coquin. Le même regard qu’une femme en ménopause utilise pour incarner une collégienne de 15 ans dans les films de cul.
Je brûle. Je brûle. Mon teint passe de laiteux à basané, de pâle à foncé, je suis comme Michaël Jackson, mais à l’envers. Je brûle. Je pue, je pue le plastique brûlé, c’est ma main artificielle qui brûle. Et qui pue. Les flammes me caressent, me cajolent, me font mal, au fond, me détruisent, détruisent ma beauté. J’ai le charisme d’un four, un client vient faire cuire un grilled cheese sur mon corps. Je suis en train de fondre, de m’encendrer, je suis une torche humaine. Venez! Venez! Vos guimauves, vos saucisses, je suis le feu de joie! J’hurle telle une truie qui se fait enfourcher, enfariner, enfourner.
Et je comprends, enfin.
L’épicerie n’est plus qu’un amas de lave, de feu. Je suis dans le plus cliché des enfers, ça brûle, je brûle mais je ne meure pas. Pour l’instant, je ne sais pas, je ne sais plus. Ais-je déjà su? Je me sens comme un mauvais philosophe.
Je scrute les environs, les autours, je suis au milieu. Des hommes tournent en rond, en silence. Ils portent des vêtements de moine, marchent comme des moines, prient comme des moines. Visiblement, ce sont des moines. Des moines Tibétains peut-être, je ne sais pas. Mais ce sont des moines. En enfer.
L’homme de ma vie ne l’est plus, en fait, il ne l’a donc jamais été. Il me regarde en souriant, satisfait devant mon incompréhension. Je me trouve aux côtés de milliers de moines, chauves et priant certainement.
Je m’offusque, je rage devant cette absurdité. Je sens ma bile bouillir, ma cornée fondre, je me ronge la rage à pleines dents!
- Tabarnak d’osti de câlice!!
Je n’ai rien trouvé de mieux à crier. C’est comme ça, quand je suis nerveuse. Je perds mon vocabulaire, ma grammaire, les deux même, ah pis fuck!
Monsieur Démon rit à pleine bouche. Il s’excite. Crie mon nom! Qu’il me dit. Crie mon nom!
Euh…
Sa main droite touche son entre-jambe, et dans un mouvement de va-et-vient se crosse devant moi.
Je veux partir. Seule femme du monastère, je suis définitivement au mauvais endroit. Au moment où je lui crie que je suis femme et athée, je sens une moustache pousser. Et mes seins rentrer par en-dedans. Ça fait mal, deux gros totons qui poussent dans le dos.
- Tabarnak d’osti de câlice!! J’veux pas perdre mes boules! Ni rien d’autre, je ne suis pas morte, c’est quoi ça tabarnak? Un autre osti de rêve de mongol de câlice là? C’est quoi la signification encore tabarnak? Ah pis lâche-toi donc la graine pis réponds-moi donc osti de Diable pas crédible pour deux cennes!
Là j’pète ma coche. En esti. J’ai beau écrire, je ne sais plus où j’en suis, j’suis prise dans un criss de monastère avec des moines gays pis un diable qui me transforme en homme pour mieux me fourrer. J’ai jamais rien demandé moi, j’voulais juste me faire cuire un jambon. Pour souper, avec des patates pilées, pis un peu de betteraves en pots masson. Ma mère en fait chaque année, j’aime vraiment ça des betteraves.
Monsieur Démon est blasé. Je le vois, dans son visage, que je le fatigue. Personne ne parle ici, les moines sont silencieux comme des silencieux qui fonctionnent sur une voiture, je viens perturber la quiétude. Je suis une cliente qui fait de la marde.
Monsieur Démon lâche sa graine, prend sa hache. Il me décriss toute la face puis tranche mon cou. Je ne sens rien, mais je vois bien que je ne vois plus de la même hauteur. Je vois au sol, j’ai le regard bas, le gel au sol, mes yeux pissent du liquide inconnu. De l’eau du sang, du pu. Je souffre, j’ai mal. Je sue le sang, je suce mon sang, je me vide complètement, je suis pâle, je meure, je vomis mon foie, mon estomac, mes reins. Je crache mes yeux, j’arrache ma bouche, j’éternue mon cerveau.
J’ai un sentiment de déjà-vu.
Je finis ma vie à l’épicerie, le jambon plein la gueule.
C'est bien meilleur à écouter, mais bon, consolez-vous en le lisant.
Un petit cadeau pour les habitants de contrées lointaines.
*****
Je souffre, j’ai mal, j’ai peine, je saigne. Je sue le sang, je suce mon sang, je me vide complètement, je suis pâle, je meure, je vomis mon foie, mon estomac, mes reins. Je vomis durant des heures mon kilomètre d’intestins, je tire, tel un clown qui sort le foulard de sa gorge. Je crache mes yeux, j’arrache ma bouche, j’éternue mon cerveau, je mouche ma cervelle.
Pis j’men vas à l’épicerie.
J’ai pas fais l’épicerie depuis quelques semaines déjà. Tout ce qui me reste, c’est des cannes de thon. J’mange beaucoup trop de cannes de thon, paraît que c’est pas bon pour mon taux de mercure. Quand j’urine j’indique la température de la pièce, y’est vraiment temps que j’fasse l’épicerie. Même s’il me reste toujours des miettes de pain ou de pop-corn dans ma craque de seins, j’les garde juste au cas, comme en cas, juste au cas.
J’marche jusqu’à l’épicerie du coin, j’entre dans l’épicerie, j’arpente l’épicerie. J’fais l’épicerie, y’a vraiment rien d’autre à ajouter.
Et je rencontre l’homme. Au beau milieu de la section des jambons, l’homme de ma vie, telle une illumination. J’ai beau crier, les gens s’éloignent. Ils ne voient pas la lumière, non. Tout ce qu’ils voient, c’est une femme avec un jambon à moitié entamé dans les bras qui crie: C’EST LUI! L’HOMME DE MA VIE, LE BON, LE SEUL! GLOIRE À TOI SEIGNEUR!
L’homme me regarde et s’approche. Une auréole l’entoure, illumine l’espace. Il sort d’un rêve, d’un flash-back ou d’un fumoir, ça boucane en tous cas. Sa lumière est en néons. Il s’avance moi, et peu à peu, je sens ma peau bronzer. Je me sens toute chaude, humide, brûlante. J’apprécie ce doux moment, pouvoir magique qu’exerce cet homme mystérieux sur mon épiderme. Je ne peux plus bouger, maintenant. Je suis prisonnière de mon propre plaisir. Désir, douleur, je ne sais plus, mais je crie encore! Encore! Devant mon excitation, l’homme chauffe comme une cheminée.
Et me regarde, d’un air coquin. Le même regard qu’une femme en ménopause utilise pour incarner une collégienne de 15 ans dans les films de cul.
Je brûle. Je brûle. Mon teint passe de laiteux à basané, de pâle à foncé, je suis comme Michaël Jackson, mais à l’envers. Je brûle. Je pue, je pue le plastique brûlé, c’est ma main artificielle qui brûle. Et qui pue. Les flammes me caressent, me cajolent, me font mal, au fond, me détruisent, détruisent ma beauté. J’ai le charisme d’un four, un client vient faire cuire un grilled cheese sur mon corps. Je suis en train de fondre, de m’encendrer, je suis une torche humaine. Venez! Venez! Vos guimauves, vos saucisses, je suis le feu de joie! J’hurle telle une truie qui se fait enfourcher, enfariner, enfourner.
Et je comprends, enfin.
L’épicerie n’est plus qu’un amas de lave, de feu. Je suis dans le plus cliché des enfers, ça brûle, je brûle mais je ne meure pas. Pour l’instant, je ne sais pas, je ne sais plus. Ais-je déjà su? Je me sens comme un mauvais philosophe.
Je scrute les environs, les autours, je suis au milieu. Des hommes tournent en rond, en silence. Ils portent des vêtements de moine, marchent comme des moines, prient comme des moines. Visiblement, ce sont des moines. Des moines Tibétains peut-être, je ne sais pas. Mais ce sont des moines. En enfer.
L’homme de ma vie ne l’est plus, en fait, il ne l’a donc jamais été. Il me regarde en souriant, satisfait devant mon incompréhension. Je me trouve aux côtés de milliers de moines, chauves et priant certainement.
Je m’offusque, je rage devant cette absurdité. Je sens ma bile bouillir, ma cornée fondre, je me ronge la rage à pleines dents!
- Tabarnak d’osti de câlice!!
Je n’ai rien trouvé de mieux à crier. C’est comme ça, quand je suis nerveuse. Je perds mon vocabulaire, ma grammaire, les deux même, ah pis fuck!
Monsieur Démon rit à pleine bouche. Il s’excite. Crie mon nom! Qu’il me dit. Crie mon nom!
Euh…
Sa main droite touche son entre-jambe, et dans un mouvement de va-et-vient se crosse devant moi.
Je veux partir. Seule femme du monastère, je suis définitivement au mauvais endroit. Au moment où je lui crie que je suis femme et athée, je sens une moustache pousser. Et mes seins rentrer par en-dedans. Ça fait mal, deux gros totons qui poussent dans le dos.
- Tabarnak d’osti de câlice!! J’veux pas perdre mes boules! Ni rien d’autre, je ne suis pas morte, c’est quoi ça tabarnak? Un autre osti de rêve de mongol de câlice là? C’est quoi la signification encore tabarnak? Ah pis lâche-toi donc la graine pis réponds-moi donc osti de Diable pas crédible pour deux cennes!
Là j’pète ma coche. En esti. J’ai beau écrire, je ne sais plus où j’en suis, j’suis prise dans un criss de monastère avec des moines gays pis un diable qui me transforme en homme pour mieux me fourrer. J’ai jamais rien demandé moi, j’voulais juste me faire cuire un jambon. Pour souper, avec des patates pilées, pis un peu de betteraves en pots masson. Ma mère en fait chaque année, j’aime vraiment ça des betteraves.
Monsieur Démon est blasé. Je le vois, dans son visage, que je le fatigue. Personne ne parle ici, les moines sont silencieux comme des silencieux qui fonctionnent sur une voiture, je viens perturber la quiétude. Je suis une cliente qui fait de la marde.
Monsieur Démon lâche sa graine, prend sa hache. Il me décriss toute la face puis tranche mon cou. Je ne sens rien, mais je vois bien que je ne vois plus de la même hauteur. Je vois au sol, j’ai le regard bas, le gel au sol, mes yeux pissent du liquide inconnu. De l’eau du sang, du pu. Je souffre, j’ai mal. Je sue le sang, je suce mon sang, je me vide complètement, je suis pâle, je meure, je vomis mon foie, mon estomac, mes reins. Je crache mes yeux, j’arrache ma bouche, j’éternue mon cerveau.
J’ai un sentiment de déjà-vu.
Je finis ma vie à l’épicerie, le jambon plein la gueule.
Libellés :
Les Auteurs du dimanche
11 mars 2007
Dimanche
Ce soir, dimanche, je lirai un texte de mon cru, de mon cran, du crâne, ouais.
Aux Auteurs du dimanche. Au Diable vert, le bar rouge, pas vert.
J'suis nerveuse, mon texte sera peut-être mutilé à la fin de la lecture, et moi aussi d'ailleurs. Peut-être.
Peut-être que j'sais pas quoi, bref, c'est écrit, vous me pardonnez maintenant. De tout.
Aux Auteurs du dimanche. Au Diable vert, le bar rouge, pas vert.
J'suis nerveuse, mon texte sera peut-être mutilé à la fin de la lecture, et moi aussi d'ailleurs. Peut-être.
Peut-être que j'sais pas quoi, bref, c'est écrit, vous me pardonnez maintenant. De tout.
08 mars 2007
Monsieur 4 ans avant le Pathétisme
*** Une petite requête: la rencontre de Monsieur 4 ans ***
J'ai déjà eu 15 ans.
J'étais laide. Cheveux frisés laids, deux sourcils géants m'empêchant pratiquement de voir. Et les fameuses broches. So cliché. Parfois, un morceau de bouffe du midi réapparaissait dans ma bouche durant un cours, et je l'avalais, savourant ainsi la fermantation provoquée par ma gueule de métal. J'avais 15 ans et j'étais belle, en-dessous de toute ma laideur.
J'ai rencontré Monsieur 4 ans à cet âge. J'avais 15 ans, lui 18, je faisais croire à mes parents qu'il en avait 17 alors qu'il approchait du 19. Nous sommes tombés amoureux simplement, rapidement, on s'est embrassés maladroitement sur le bord d'une porte patio, alors que nous étions ivres. Après une bière et demie. J'avais avalé des Tylenols, une amie m'avait dit que j'hallucinerais. Je n'ai pas halluciné, mais j'ai frenché.
J'étais entrée dans la maison, il m'avait suivi quelques minutes plus tard. Nous nous sommes croisés. Il s'est arrêté, moi aussi, je ne me souviens plus comment, qui a commencé, mais nous avons échangé nos langues. Elles étaient presque vierges, naïves en tous cas. Le manège a duré plusieurs minutes, nous conduisant sur le divan, sur une autre planète aussi. Je ne pouvais plus m'arrêter de frencher, notre méthode se perfectionnait de plus en plus, fluide, moins mécanique. J'étais fatiguée, ma langue engourdie ne tournait plus mais flottait, dans sa bouche. Celle de Monsieur 4 ans.
C'était l'amour, le premier. Nous l'avons vécu intensément, durant 4 ans. Au lit, dans la voiture, au ciné, dans la vie. L'appartement, le chien, l'amour. Le chien, Tom, un petit colley. Nous l'avions magasiné longtemps, puis nous étions tombés sur lui, petit chien tout frêle. Il avait 5 mois, personne ne voulait de lui. Nous l'avons adopté. Notre chambre IKEA, nos meubles IKEA, nos soupers IKEA. La vie de couple à 19 ans. C'était l'amour, le premier. Je le trouvais beau, sexy, grand, je l'aimais comme une folle. J'étais devenue potable, les broches envolées, les sourcils épilés, les cheveux étirés au fer plat. On se chicanait rarement. Une fois mémorable fût celle où on s'est garoché du poulet par la tête, le poulet que notre amie Janie était en train de désosser. C'était l'amour, le premier.
Puis je l'ai laissé. Comme ça, sans avertissement. Quelque chose dans mon corps a crié "Laisse-le!" et je l'ai laissé. Ma Conscience partait ce jour-là, des vacances à Las Vegas. Une conscience très gambleuse, le jeu l'intéressait bien plus que ma propre vie.
En attendant le retour de la Conscience, j'ai vomi toutes les larmes de mon corps, pissé toute ma peine, saigné ma douleur. Je ne croyais jamais me rendre à un tel pathétisme, mais je n'avais encore rien vu. Ma période noire, la Pathétique, allait donc débuter. Celle que vous connaissez déjà un peu.
À suivre...
J'ai déjà eu 15 ans.
J'étais laide. Cheveux frisés laids, deux sourcils géants m'empêchant pratiquement de voir. Et les fameuses broches. So cliché. Parfois, un morceau de bouffe du midi réapparaissait dans ma bouche durant un cours, et je l'avalais, savourant ainsi la fermantation provoquée par ma gueule de métal. J'avais 15 ans et j'étais belle, en-dessous de toute ma laideur.
J'ai rencontré Monsieur 4 ans à cet âge. J'avais 15 ans, lui 18, je faisais croire à mes parents qu'il en avait 17 alors qu'il approchait du 19. Nous sommes tombés amoureux simplement, rapidement, on s'est embrassés maladroitement sur le bord d'une porte patio, alors que nous étions ivres. Après une bière et demie. J'avais avalé des Tylenols, une amie m'avait dit que j'hallucinerais. Je n'ai pas halluciné, mais j'ai frenché.
J'étais entrée dans la maison, il m'avait suivi quelques minutes plus tard. Nous nous sommes croisés. Il s'est arrêté, moi aussi, je ne me souviens plus comment, qui a commencé, mais nous avons échangé nos langues. Elles étaient presque vierges, naïves en tous cas. Le manège a duré plusieurs minutes, nous conduisant sur le divan, sur une autre planète aussi. Je ne pouvais plus m'arrêter de frencher, notre méthode se perfectionnait de plus en plus, fluide, moins mécanique. J'étais fatiguée, ma langue engourdie ne tournait plus mais flottait, dans sa bouche. Celle de Monsieur 4 ans.
C'était l'amour, le premier. Nous l'avons vécu intensément, durant 4 ans. Au lit, dans la voiture, au ciné, dans la vie. L'appartement, le chien, l'amour. Le chien, Tom, un petit colley. Nous l'avions magasiné longtemps, puis nous étions tombés sur lui, petit chien tout frêle. Il avait 5 mois, personne ne voulait de lui. Nous l'avons adopté. Notre chambre IKEA, nos meubles IKEA, nos soupers IKEA. La vie de couple à 19 ans. C'était l'amour, le premier. Je le trouvais beau, sexy, grand, je l'aimais comme une folle. J'étais devenue potable, les broches envolées, les sourcils épilés, les cheveux étirés au fer plat. On se chicanait rarement. Une fois mémorable fût celle où on s'est garoché du poulet par la tête, le poulet que notre amie Janie était en train de désosser. C'était l'amour, le premier.
Puis je l'ai laissé. Comme ça, sans avertissement. Quelque chose dans mon corps a crié "Laisse-le!" et je l'ai laissé. Ma Conscience partait ce jour-là, des vacances à Las Vegas. Une conscience très gambleuse, le jeu l'intéressait bien plus que ma propre vie.
En attendant le retour de la Conscience, j'ai vomi toutes les larmes de mon corps, pissé toute ma peine, saigné ma douleur. Je ne croyais jamais me rendre à un tel pathétisme, mais je n'avais encore rien vu. Ma période noire, la Pathétique, allait donc débuter. Celle que vous connaissez déjà un peu.
À suivre...
Libellés :
Relation,
Série Pathétique
07 mars 2007
Le temps qui court
Chers vous...
Je néglige mon blogue. Je vous promets de m'y remettre très bientôt. Ces temps-ci sont des temps occupés, mais je serai tout de même présente ce soir au Yulblog à la Quincaillerie, ce bar à vices.
Pourquoi?
Pour montrer ma craque de totons, c't'affaire.
Je néglige mon blogue. Je vous promets de m'y remettre très bientôt. Ces temps-ci sont des temps occupés, mais je serai tout de même présente ce soir au Yulblog à la Quincaillerie, ce bar à vices.
Pourquoi?
Pour montrer ma craque de totons, c't'affaire.
03 mars 2007
La mort
Pour un instant, le cadenas s'est refermé sur mes idées.
Mais je ne peux vivre ainsi. La censure ne me nourrit pas. Je ne choisirai certainement pas de mourir de faim, mais plutôt de mordre encore plus fort dans cette vie, la mienne. Si j'étais sado-maso, j'aurais plusieurs orgasmes par jour. Parce que j'aime me mutiler, mutiler mon esprit, mutiler mes mémoires. Je vais toutes les détruire, mais pas pour vrai, seulement pas écrit. Je vous offre mes morceaux de vie éparpillés, noircis. Je serai la plus noire des noires, une Darth Vader sur Terre. Je serai Luke, le fils du père, la fille de la mère, je serai noire. Avec moi-même, ma seule vraie propriété. Vous m'offrirez la Terre, je conserverai cet âme, jamais vous ne m'atteindrez. J'ai la Muraille de Chine de mon côté. Vous serez vous aussi mutilés, vous qui faites partie de ma mémoire. Vos paroles et vos gestes pourront être retenus contre vous, contre nous, la peur au quotidien, le plaisir de la ressentir.
***
Un jour, j'ai senti quelque chose pousser en moi. Une amie rentrait au bercail, enfin, après un long voyage je ne sais trop où.
La conscience.
Vide, complètement vide. Elle a fait le point, de son côté, sans vraiment me consulter. Mais la conscience me connaît très bien, elle m'a tricoté la pensée. Elle poussait, poussait, à l'infini. J'étais pleine de conscience, comme un gros ballon qui flotte, je m'envolais. Dans ma tête. On ne s'envole jamais vraiment, nous les humains. On l'écrit pour faire une métaphore. Faire comprendre qu'on est dans un univers complètement flyé, flyé comme dans fly. Fly, voler. Je vole, c'est pourtant simple.
La conscience, grande dame masculine de 7 pieds, 300 livres m'a sacré une vilaine taloche sur la gueule. Une grande butch, "bouncer" dans un bar du Village.
What the fuck! C'est ÇA, ma conscience?
Oui madame! Et c'est pas ÇA, c'est ELLE.
Ça ne fait pas un peu bizarre... une conscience qui a l'air de Rambo avec des gros totons... dans mon corps à moi?
Tu en as vraiment besoin, crois-moi. Une grosse truie, c'est pas ce qui te représente le plus? Avec des gros totons en plus, j'trouvais ça parfait.
J'ai reçu une autre taloche. Avant de perdre mes dents, j'ai écouté ELLE.
"Tu vas le crisser là. Il va mourir après, anyway. La vie l'emportera, les faibles ne demeurent pas sur la Terre. Ils meurent. Pas de pitié pour les rebound. Allez, va lui décâlisser sa vie!"
Aujourd'hui, nous célébrons la mort de Monsieur Band-Aid. Veuillez enfiler vos habits les plus noirs et habitez-vous de noirceur triste. Mes paroles meurtrières l'ont tué d'un seul coup. Il a beaucoup souffert, si vous voulez savoir. Habituellement, on rassure tout le monde en leur faisant croire que le mort est mort sur le coup. Pas celui-ci. Il est mort, très lentement, dans mon esprit. Mais la conscience de 300 livres est plus forte que tout. J'ai reçu cet ordre, je l'ai poignardé en plein coeur. Il a saigné durant des années. Juste aussi peu pour rester en vie.
J'ai tenté de déjouer la conscience. Mais elle le savait, qu'il ne serait pas mort. Trois-quatre claques d'un grosse truie butch, j'ai compris. Il fallait le tuer pour de bon. Lui asséner le dernier coup, le faire disparaître à jamais de ma vie, de mon esprit.
Je ne veux pas être méchante... je me sens tellement mal!
Ferme ta gueule! Conne, truite, truie, torche, gros torchon souillé de truite morte! Tu es née meurtrière. Ne t'en fais pas, après quelques Monsieurs, tu t'y feras. Les tuer deviendra un jeu d'enfant. Facile, plaisant. Un jeu.
Je ne veux pas vivre ainsi toute ma vie. C'est ridicule!
Je vais te dire ce qui est ridicule. Une jeune femme comme toi, incapable de se voir autrement qu'en grosse torche, incapable d'entretenir une relation stable avec une personne saine. Tout le monde le peut, pourtant. Pathétique.
Fuck you!
Vous en êtes témoins. À l'heure où vous lisez ce texte, Monsieur Band-Aid est mort. Enterré. Dans un cimetière de merde, sous une tombe de merde, dans un coffre de merde.
Mais je ne peux vivre ainsi. La censure ne me nourrit pas. Je ne choisirai certainement pas de mourir de faim, mais plutôt de mordre encore plus fort dans cette vie, la mienne. Si j'étais sado-maso, j'aurais plusieurs orgasmes par jour. Parce que j'aime me mutiler, mutiler mon esprit, mutiler mes mémoires. Je vais toutes les détruire, mais pas pour vrai, seulement pas écrit. Je vous offre mes morceaux de vie éparpillés, noircis. Je serai la plus noire des noires, une Darth Vader sur Terre. Je serai Luke, le fils du père, la fille de la mère, je serai noire. Avec moi-même, ma seule vraie propriété. Vous m'offrirez la Terre, je conserverai cet âme, jamais vous ne m'atteindrez. J'ai la Muraille de Chine de mon côté. Vous serez vous aussi mutilés, vous qui faites partie de ma mémoire. Vos paroles et vos gestes pourront être retenus contre vous, contre nous, la peur au quotidien, le plaisir de la ressentir.
***
Un jour, j'ai senti quelque chose pousser en moi. Une amie rentrait au bercail, enfin, après un long voyage je ne sais trop où.
La conscience.
Vide, complètement vide. Elle a fait le point, de son côté, sans vraiment me consulter. Mais la conscience me connaît très bien, elle m'a tricoté la pensée. Elle poussait, poussait, à l'infini. J'étais pleine de conscience, comme un gros ballon qui flotte, je m'envolais. Dans ma tête. On ne s'envole jamais vraiment, nous les humains. On l'écrit pour faire une métaphore. Faire comprendre qu'on est dans un univers complètement flyé, flyé comme dans fly. Fly, voler. Je vole, c'est pourtant simple.
La conscience, grande dame masculine de 7 pieds, 300 livres m'a sacré une vilaine taloche sur la gueule. Une grande butch, "bouncer" dans un bar du Village.
What the fuck! C'est ÇA, ma conscience?
Oui madame! Et c'est pas ÇA, c'est ELLE.
Ça ne fait pas un peu bizarre... une conscience qui a l'air de Rambo avec des gros totons... dans mon corps à moi?
Tu en as vraiment besoin, crois-moi. Une grosse truie, c'est pas ce qui te représente le plus? Avec des gros totons en plus, j'trouvais ça parfait.
J'ai reçu une autre taloche. Avant de perdre mes dents, j'ai écouté ELLE.
"Tu vas le crisser là. Il va mourir après, anyway. La vie l'emportera, les faibles ne demeurent pas sur la Terre. Ils meurent. Pas de pitié pour les rebound. Allez, va lui décâlisser sa vie!"
Aujourd'hui, nous célébrons la mort de Monsieur Band-Aid. Veuillez enfiler vos habits les plus noirs et habitez-vous de noirceur triste. Mes paroles meurtrières l'ont tué d'un seul coup. Il a beaucoup souffert, si vous voulez savoir. Habituellement, on rassure tout le monde en leur faisant croire que le mort est mort sur le coup. Pas celui-ci. Il est mort, très lentement, dans mon esprit. Mais la conscience de 300 livres est plus forte que tout. J'ai reçu cet ordre, je l'ai poignardé en plein coeur. Il a saigné durant des années. Juste aussi peu pour rester en vie.
J'ai tenté de déjouer la conscience. Mais elle le savait, qu'il ne serait pas mort. Trois-quatre claques d'un grosse truie butch, j'ai compris. Il fallait le tuer pour de bon. Lui asséner le dernier coup, le faire disparaître à jamais de ma vie, de mon esprit.
Je ne veux pas être méchante... je me sens tellement mal!
Ferme ta gueule! Conne, truite, truie, torche, gros torchon souillé de truite morte! Tu es née meurtrière. Ne t'en fais pas, après quelques Monsieurs, tu t'y feras. Les tuer deviendra un jeu d'enfant. Facile, plaisant. Un jeu.
Je ne veux pas vivre ainsi toute ma vie. C'est ridicule!
Je vais te dire ce qui est ridicule. Une jeune femme comme toi, incapable de se voir autrement qu'en grosse torche, incapable d'entretenir une relation stable avec une personne saine. Tout le monde le peut, pourtant. Pathétique.
Fuck you!
Vous en êtes témoins. À l'heure où vous lisez ce texte, Monsieur Band-Aid est mort. Enterré. Dans un cimetière de merde, sous une tombe de merde, dans un coffre de merde.
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